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TRANSVERSALE
La Mess Von Studer se construit avec des participants novices et amateurs. Les chanteurs ne bénéficient pas forcément d’un enseignement musical, toutefois ils créent et participent intégralement à la conception comme à la réalisation de cette composition contemporaine. Il s’opère un “partage” de la scène avec des chanteurs de mêmes régions, des amis, des membres d’une même famille. Cette expérience se traduit par une composition improvisée dont un des rôles est aussi de proposer à des choristes amateurs une véritable imprégnation dans le monde du spectacle, du public, des déplacements à l’étranger. Là-bas, il y a la découverte de chanteurs curieux s’exprimant dans d’autres langues, la plaisir de créer ensemble dans des temples aux acoustiques d’exception. Lorsqu’un chanteur participe à une représentation de la Mess Von Studer, il y reçoit un badge d’accès pour tous les concerts futurs de l’oeuvre. Un brassage des cultures dont la géographie et le temps prennent la mesure.
ANTI-MONUMENTALE
La pièce amène son lot personnel d’animation sur les lieux de représentations: des bruits, des voix, des chants, des cris urbains sont déglutis dans les cathédrales. Un mélange de vie simple, un quotidien personnifié par des chanteurs de différents horizons. L’orchestre symphonique est troqué contre un duo de musiciens. La puissance du choeur se définit par les émotions et les intentions des choristes qui improvisent, non pas par leur nombre. “Sincérité” et “spontanéité” sont peut-être les maîtres mots. Bien qu’en pleine et stricte interprétation du livret de la messe en latin et dans des lieux débordants d’Histoire, on s’amuse à démystifier l’oeuvre musicale. C’est une relecture contemporaine et décalée de la liturgie millénaire de la messe.
OEUVRE CONTEMPORAINE
Cette exécution du texte se base pour beaucoup sur le phénomène sonore. C’est une boucle de l’histoire musicale qui renaît, recouvrant son plus simple attribut: le son. La messe est chantée à l’unisson (VIIIe), avant qu’apparaisse la polyphonie (XIVe) et enfin l’harmonie (XVIe). |